
Les femmes sont au coeur des équilibres familiaux, culturels, sanitaires et sociaux. Elles jouent un rôle central en matière de santé, de développement et d’éducation. A ce titre, leur autonomisation est un indispensable facteur de paix et de progrès social économique et environnemental. Je suis même convaincu que donner aux femmes le droit de choisir leur vie en toute autonomie, partout dans le monde, est l’une des clés pour relever les défis de ce siècle. Mais, dans de multiples domaines, des efforts considérables restent à accomplir pour que les filles et les femmes bénéficient des mêmes chances et des mêmes libertés que les garçons et les hommes. Il est donc important de renouer avec la promesse de Beijing qui affirmait que lorsque les droits des femmes ne progresse pas, ils finissent toujours par reculer.
L’accès à l’éducation, à la formation et au travail, la participation des femmes aux décisions politiques et économiques à égalité avec les hommes, restent évidemment des objectifs majeurs. Mais, nous le savons toutes et tous ici, qu’empecher les femmes de choisir le moment de leur maternité est le meilleur moyen de faire perdurer les inégalités économiques et sociales :l’enfermement dans la sphère domestique, la confiscation des droits patrimoniaux et civiques, la ségrégation dans l’espace publique, la persistance des écarts des salaires, la précarité économique, la difficulté d’accès aux responsabilités professionnelles et politiques, l’invisibilité dans tous les domaines de la société alors même que les femmes en sont les piliers.
Aucun continent, aucun pays, n’est épargné par cette vague conservatrice qui menace d’emporter les droits conquis, de haute lutte, par les femmes.
*lorsque les femmes se voient garantir l’accès aux services et l’égalité des droits, c’est l’ensemble de la communauté qui en bénéficie, en termes de développement de l’éducation, de la santé, des devenues et de l’engagement communautaire et politique. * Joanna Nappi